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e-Achats : quel est le marché actuel, comment est-il structuré ?

E-Achat : Quel est le marché actuel, comment est-il structuré ? 


vincent duart formation achats digitalisation des achats
​Vincent DRUART
Consultant indépendant

La digitalisation des achats fait partie de votre stratégie et vous souhaitez à présent passer à la vitesse supérieure ? 

Les prérequis à la recherche d'une solution e-achat : 

Avant d'aller plus loin et de vous donner quelques clés de lecture pour trouver et choisir votre solution, gardez en tête qu'un cahier des charges ou "Business cas" bien réalisé vous fera gagner énormément de temps. SI la rédaction de ce document peut vous sembler difficile (elle ressemble un peu à l'écriture d'un contrat dans lequel sont définis les parties et leurs engagements respectifs, la ou les raisons d'être...) Il vous permettre de revenir à vos objectifs en cas de dérive, garder une cible claire, expliquer vos choix le cas échéant. 

Un autre article vient détailler le sujet de la préparation d'un projet eAchat. Ici, nous allons nous concentrer sur les étapes de consultation du choix de votre future solution. Quels éditeurs sont présents ? Comment se positionnent-ils les uns par rapport aux autres ? Et surtout, par où commencer ?

Par ailleurs, je ne traiterai pas le point du "make or buy" mais il ne faut pas l'occulter pour autant. Je ne conseille pas particulièrement les solutions maisons (difficiles à maintenir et à partager mais surtout, développer sa propre application n’est par une activité cœur de métier pour votre entreprise). Cependant, je ne peux qu’approuver le fait qu’un bon Excel puisse répondre à un grand nombre de problématique sans forcément passer par des usines à gaz.

FORMATION TECHNIQUE ET OUTILS

Comprendre le marché pour être pertinent lors de sa consultation e-achat

Les objectifs de votre projet eAchat sont clairs et validés (sur le principe au moins) par votre sponsor. Il est alors temps de regarder le marché et de consulter. Le marché des solutions eAchat est très dynamique. Il fait régulièrement l’objet de nouveaux arrivants et de consolidations régulières entre les éditeurs. Pour n’en citer que quelques-unes : l’acquisition de Ariba par SAP, de Hubwoo par Perfect Commerce, qui lui-même s’est fait racheter par Proactis ou encore de Bravo Solution par Jaggaer, pour ne parler que des plus grosses opérations.

Il existe différents types de solutions eAchat. La catégorisation de ces dernières peut être faite sous différents prismes mais voici celle que je vous propose et qui me semble particulièrement adaptée à une découverte du marché.

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Les solutions généralistes : 

Elles couvrent une large partie du process achat et sont capables de répondre à l’ensemble des besoins d’un service achat, du Sourcing au Paiement (S2P).

Elles ont l’avantage de pouvoir être découpées en modules pour des besoins partiels ou pour fractionner un projet dans le temps. Les modules entre eux sont naturellement intégrés. Il semble donc souvent plus simple, si le besoin est de couvrir tout le processus achat, de partir sur une suite complète. En contrepartie, ces solutions sont souvent moins paramétrables et il vaut mieux accepter de prendre la solution comme elle est plutôt que de vouloir faire développer de nouvelles fonctionnalités spécifiquement pour vous. Certains éditeurs d’ailleurs vous le refuseront purement et simplement. Vous trouverez ces solutions avec les mots clés : suite complète, end-to-end, Source to Pay.

Les solutions spécifiques 

Elles peuvent, a priori, convenir à toutes les entreprises. Ces solutions peuvent se spécialiser de deux façons différentes : 

  1. se concentrer sur une partie du processus eAchat
  2. se concentrer sur une catégorie d'achat particulière (prestation intellectuelle, énergie, transport...)

Ces solutions, avec leur stratégie de niche, doivent naturellement développer des fonctionnalités plus pointues dans leur domaine de prédilection. Elles vous apporteront plus de performance grâce à leur parfaite connaissance de leur secteur et peuvent proposer des fonctionnalités que l’on retrouve difficilement ailleurs. Revers de la médaille, elles ne couvrent pas tous les besoins ou toutes les catégories d’achat. Ces solutions seront donc un outil en plus. De fait, il faudra aussi prévoir une intégration supplémentaire avec le reste de votre environnement SI achat.

D’autres spécialistes se positionnent sur un secteur d’activité particulier. C’est le cas des solutions expertes pour le secteur public ou le secteur du BTP par exemple.

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Les autres acteurs du marché 

Dernier point rapide sur les autres acteurs à connaître pour avoir une vision du marché eAchat et préparer les cibles de votre appel d’offre :

  • les fournisseurs de données. Il en existe de nombreux. Ils peuvent vous proposer d'améliorer la qualité de la donnée de vos fournisseurs, de vous fournir des informations financières, de l'information orientée gestion du risque ou encore des données de certifications de ces derniers. 
  • les cabinets de conseils. Choisissez les généralistes reconnus ou spécialisés dans les achats si possible. Sachez qu'ils peuvent parfois aussi vous être recommandés pas l'éditeur lui-même. 

Face à tant de choix, et pour vous concentrer sur quelques éditeurs eAchat en particulier, il me semble important de partir avec un projet bien cadré. Cela aidera à éliminer une partie des acteurs du marché et vous fera gagner un temps précieux.

Vous avez à présent en tête une structure du marché eAchat. Sans être un expert pour autant, j’espère que cela vous a éclairé et vous permettra d’aborder les prochaines étapes de votre projet un peu plus « équipé ».

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SI Achat, comment bien préparer son projet

Bien préparer son projet SI achat


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​Vincent DRUART
Consultant indépendant

Comment bien préparer son projet SI achat 

Avoir un alignement stratégique cohérent 

Tout comme une politique achats découle de la politique générale de l'entreprise, une stratégie de digitalisation des achats doit être alignée avec la stratégie de l'entreprise. La théorie voudrait que les objectifs d'entreprise se déclinent en objectifs pour chaque département / service. Votre projet de si achat devra donc être une contribution à ces objectifs. Si tout ceci n'est pas clair dans l'introduction de votre projet, vous devrez vous assurez que vous n'êtes pas en train de travailler sur une mauvaise priorité 

FORMATION TECHNIQUE ET OUTILS

La pertinence du projet (BCase)

Vient ensuite la question de la pertinence, dû à l'investissement que représente votre projet. Vous êtes persuadé que votre projet est valide et qu’il doit être mis en place. Mais si vous étiez le directeur administratif et financier de votre entreprise, dans quel domaine souhaiteriez-vous investir votre trésorerie ? S’il est un point qui fera la différence dans la préparation de votre projet, c’est le calcul du ROI (retour sur investissement). S’il est bien fait, ce dernier représentera un vrai plus dans le choix d’investissement.  Un indicateur également apprécié par les contrôleurs de gestion est le point de rentabilité ;  date à partir de laquelle les gains générés dépasseront les investissements. Ce calcul de rentabilité est loin d’être aisé à réaliser, mais il fera une grande différence lorsque les budgets seront étudiés (et sélectionnés). Mon conseil ici : trouvez des abaques pour estimer vos coûts et mettez en place des règles de calculs simples. Même en détaillant votre justification, avec des calculs complexes et sophistiqués, les chiffres seront toujours discutables.

Est-ce le bon moment pour mettre en place un SI achat 

Pesez-vous enfin la question de l’alignement des planètes ! Est-ce que mon projet tombe au bon moment ? Les organisations avec lesquelles je dois collaborer sont-elles prêtes? Le projet fait-il partie de leurs priorités ? Il n’est pas toujours bon d’être trop en avance sur son temps, ni trop en retard d’ailleurs…

Note : il peut être intéressant de réaliser un benchmarke interne. À titre d’exemple, vous souhaitez mettre en place un projet de master data management ; demandez si les ventes n’ont pas déjà tenté l’expérience. Vous voulez un outil de contract management ? Posez la question aux départements légaux. Ont-ils déjà un outil ? Comment est traité le Customer Relationship Management, avant d’envisager un supplier Relationship Management. Etc…

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Le cahier des charges, et comment celui-ci vient appuyer votre stratégie 

C’est décidé, vous vous lancez dans le projet SI achat. Même si pour certains, il s’agit déjà d’un commencement en soi, il reste encore une phase de préparation : établir un bon cahier des charges. Le cahier des charges est l’outil qui vous permettra d’aligner les différentes parties prenantes sur les objectifs et les délivrables de votre projet. S’il est validé, ce sera comme un contrat passé entre le chef de projet et ses sponsors.

Sans entrer dans les détails, vous trouverez ci-dessous quelques chapitres qui peuvent faire partie de votre cahier des charges :

  • Un rappel des objectifs
  • Le périmètre de votre projet (géographique, fonctionnel, technique) 
  • Les hypothèses que vous avez envisagées pour vos calculs 
  • Les grandes échéances prévues
  • Un rappel du budget
  • Les équipes projet 

Vous pourrez ensuite passer à l'étape suivant : choisir et implémenter votre solution 

La recherche du bon éditeur 

Lors de vos recherches d'éditeurs, plusieurs éléments sont à prendre en compte. 

L'éditeur de SI achat, un fournisseur avant tout : 

Comme pour toute sélection d’un fournisseur, assurez-vous que l’éditeur avec lequel vous envisagez de  vous engager est un prestataire que vous auriez pu également choisir dans le cadre d’un sourcing (vous pouvez lire notre article sur le sourcing pour avoir accès à davantage d'informations) plus classique. 

Ce fournisseur peut-il vous accompagner sur le plan international (si pertinent)? Quelle est son organisation de support et est-elle adaptée à votre environnement ? Votre prestataire est-il sain sur le plan financier ? Avez-vous des références d’autres clients pour obtenir des informations ?...

Le prix : l'abonnement fixe et le coût variable 

Pensez bien évidemment à examiner minutieusement la méthode de calcul des licences et les coûts que l'application fera peser sur vos budgets. Il existe différentes méthodes de calculs pour les coûts applicatifs. Et il n'est pas toujours évident de comparer les offres entre elles. Je vous conseillerais de partir sur une ou deux hypothèses claires, en termes de nombres de transactions, d'utilisateurs-cibles et de volumes d'achats que vous ferez passer dans votre outil. 
Deux points qui peuvent avoir leur importance (surtout en cas de difficulté lors du déploiement du projet) : les coûts de désengagement ainsi que les coûts fixes, si aucune utilisation n'est faite de l'outil. Anticiper, c'est gérer ! 

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L'outil et la technique 

Enfin, je vous encourage fortement à ne pas vous lancer dans de tels projets sans l'accompagnement de votre direction des systèmes d'information. Nombreux sont les sujets sur lesquels la DSI doit être partie prenante. Les contraintes de sécurité ou la capacité à intégrer de nouveaux outils dans votre environnement IT entreprise existant, ne sont que deux exemples parmi tant d'autres. 

Vous voilà fin prêt pour démarrer votre projet. Montez un comité de pilotage et obteniez le sésame. un dernier conseil pour la route : munissez vous d'un bon chef de projet pour la suite ! 

Comprendre l’esourcing et son enjeu

Comprendre l'esourcing et son enjeu 


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​Vincent DRUART
Consultant indépendant

Vous envisagez la mise en place d’un outil d’eSourcing mais vous vous posez encore beaucoup de questions sur le pourquoi ou comment le faire ? Alors cet article est fait pour vous.

Jusqu'où s'étend le périmètre fonctionnel d'un projet d'esourcing 

La recherche d'un fournisseur (traduction littérale pour Sourcing) peut se faire dans un cadre plus ou moins libre (lié à la politique achat) et par conséquent peut être outillée de différentes façons suivant les entreprises. Cette activité sera accompagnée d'un outil informatique pour la version numérisée (eSourcing). La base de l'eSourcing est donc la recherche de la qualification d'un fournisseur. 

FORMATION TECHNIQUE ET OUTILS

La recherche de fournisseurs : la base de l'activité de sourcing 

Elle peut se faire de différentes façons. En effet, chercher un fournisseur pour un article ou un service en particulier peut se faire aussi bien en participant à des salons spécialisés que par une recherche via son explorateur internet. 
Cependant, pour être plus efficace, notez qu'il existe des éditeurs de solutions eAchat qui proposent aussi ce que l'on appelle un supplier network (réseau de fournisseurs). Via ces suppliers network, vous pourrez plus facilement accéder à un grand nombre de fournisseurs dont les informations ont déjà été vérifiées ! Cela peut représenter un réel gain de temps. Pensez aussi que si vous avez un site internet et une page dédiée aux fournisseurs, ces derniers peuvent venir s'auto-déclarer et proposer spontanément leurs services. Il faudra tout de même prévoir de vérifier les informations saisies. 

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La qualification du fournisseur lors d'un esourcing 

La seconde étape de l'eSourcing, est la qualification du ou des fournisseurs. Mais trouver un fournisseur ne veut pas dire que vous souhaitez travailler avec lui ou encore qu'il soit capable de livrer les produits ou services dont vous avez besoin. Il me semble que l’on peut même séparer ces deux activités.
- La collecte d’informations pour une pré-qualification. Elle permet de savoir si l’entreprise en question représente un fournisseur potentiel. Pour ce faire, votre outil d’eSourcing peut questionner l’entreprise via sa plateforme sur son chiffre d’affaires, sa capacité à livrer dans le monde, sa politique RSE, …
- Ensuite la qualification permet, quant à elle, de valider que ce fournisseur potentiel peut faire le produit ou service en question. Il s’agit là de rentrer dans des critères plus techniques ou de capacité de production, que ce soit en quantité ou en délais.

Peut-on aller plus loin avec un outil d'esourcing ? 

Eh bien oui ! C'est une question de vocabulaire. A vous de voir ce que vous souhaitez inclure dans le périmètre de votre projet d'eSourcing. Vous pouvez tout à fait inclure dans votre projet de transformation et de déploiement d'outil les audits et suivis de plans d'action ou les RFX (demandes d'information de cotation). Je préfère personnellement, sur le plan du vocabulaire, séparer les notions de recherche et qualification de fournisseurs du pilotage de la performance ou la négociation. Mais le débat est ouvert. 

Alors pourquoi mettre en place une solution d'esourcing 

La gestion des risques 

Une des principales raisons de la mise en place de solutions d’esourcing est la gestion des risques. C’est en effet dès la sélection des fournisseurs que l’on peut limiter le risque. Par exemple, en faisant suivre un processus de qualification stricte ou en incluant dans son processus de sélection un certain nombre de critères qualité et / ou d’assurance (document à remplir, respect de norme…).

Booster la collaboration interne

La collaboration entre les services est aussi une des grandes valeurs ajoutées de l’outil d’eSourcing. Le processus de sélection de fournisseur peut, en effet, faire intervenir les fonctions qualité, logistique et autres. Ces dernières peuvent alors se positionner comme consommateur de l’information qui sera capturée mais aussi bien être acteur contributeur à part entière. L’outil devrait venir en support de ce processus et faciliter ces échanges.

L'harmonisation des processus 

Enfin l'harmonisation des processus est de toute évidence l'une des valeurs ajoutées. C'est d'ailleurs le cas de la plupart des outils mis en place dans le cadre d'une digitalisation du processus achat. 

Comment faire pour déployer un outil esourcing dans son entreprise ? 

Les freins au changement 

Tout d’abord, quelques points de vigilance dans votre approche esourcing. En effet, si la coordination outil / processus n’est pas spécifique à l’activité de sourcing, elle prend ici une criticité particulièrement forte du fait que l’eSourcing implique généralement du changement dans les pratiques. Et ce changement intervient plus particulièrement sur les phases de sélection. Avoir le choix de faire comme bon nous semble mais aussi de choisir avec qui l’on souhaite travailler ou pas, est essentiel. Et il est vrai que si l’outil de sourcing garantit la partialité, il n’intégrera pas, de fait, des notions subjectives du relationnel avec le fournisseur, de feeling, de confiance. Alors in fine, c’est un peu de liberté que l’on enlève à l’acheteur en standardisant et en faisant entrer les critères de sélection dans des paramétrage outils.

Le change managment 

Mais cette gestion du changement n’est que l’affaire des acheteurs. En effet, et ils seront certainement les premiers concernés par ces nouvelles pratiques, il faut penser aux fournisseurs. Vous vous dites peut-être que cela n’a pas de gros impacts mais pensez qu’en face de vos fournisseurs, il y a un grand nombre d’acheteurs. Pendant des années, chaque acheteur avait pour habitude de faire remplir des tableaux Excel, chacun dans son format bien spécifique. Aujourd’hui et de plus en plus, c’est la multiplicité des plateformes d’enregistrement, de qualification, de communication, auxquelles vont faire face vos fournisseurs. Et cela risque d’entraîner nombre de problèmes, techniques, de pertes de mot de passe, de variété d’interfaces utilisateurs plus ou moins intuitives… Prenez le temps de réfléchir au support que vous leur apporterez. De même, envisagez que votre fournisseur refuse purement et simplement d’adhérer à votre outil. Pensez « plan B » !

La maîtrise des process de sourcing 

Ensuite, il serait intéressant de vous interroger sur votre maturité en termes de maîtrise de vos processus. Sont-ils formalisés ? Accessibles ? Partagés de tous (acceptés) ? Audités ?

Car comme pour tous les outils que vous mettrez en place, vos process devront être stables, pendant un temps du moins. Ces processus devront alors être appliqués par tous et ce n’est pas une fois l’outil paramétré et déployé qu’il faudra se poser la question de l’ordre ou de la pertinence des choses. Alors n’oubliez pas : 

  • On ne peut numériser des process qui ne sont formalisés,
  • On ne devrait pas numériser des process existants s’ils ne sont pas maîtrisés / standardisés,
  • L’idéal serait d’optimiser vos process maîtrisés avant la mise en place de l’outil.

Il est intéressant de voir que certains vont même jusqu’à parler de « process intelligence » comme d’un « prérequis indispensable dans une démarche de digitalisation des processus achats afin de bénéficier de tout le potentiel d'amélioration et des leviers d'action d'optimisation des processus achats » (PWC dans Comment tirer parti de la digitalisation des achats, janvier 2019 lien).

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Quelques bonnes pratiques pour votre esourcing

Pour finir et avancer avec une note plus positive, quelques bonnes pratiques par rapport à la mise en place de votre outil d’eSourcing. Comme mentionné plus haut, une bonne gestion du changement est primordial. Pensez de façon inclusive sur ce sujet. Intégrez dans votre "chantier" de change management les fournisseurs, les acheteurs et leur manager mais aussi les autres parties prenantes et contributrices ou clientes de votre futur outil (la qualité, le légal, …)
La charge de travail est un sujet qu’il faudra aussi aborder et anticiper autant que faire se peut. En effet, si l’outil permet globalement de faire plus (capitalisation des pratiques, stockage, partage d’information), il va demander en contrepartie un certain investissement en temps. En particulier, au début de l’utilisation de l’outil, il faudra s’approprier l’interface : certains paramétrages et réglages de démarrage seront à faire, il faudra mettre en place ses template de qualification, etc. C’est donc un sujet à ne pas négliger afin de ne pas en freiner l’adoption.
Ne pas viser 100 %. Tout ne doit et ne va pas passer dans votre outil. Cela ne fait pas de sens. Priorisez, pensez à des règles et critères simples qui feront que l’on devra ou non s’orienter vers l’utilisation de l’outil.
Enfin, la question du Supplier Relationship Managment (SRM). Il est, en effet, bon de se poser la question car une partie du process couvert par l’eSourcing recouvre ceux du SRM. Mon point de vue dans la relation eSourcing/SRM est que l’eSourcing est en grande partie l’outil de capture, l’interface de communication, alors que le SRM devrait idéalement être le réceptacle, l’outil qui structure le stock et garantit l’unicité de l’information. De fait, une bonne pratique (voire un prérequis !) à un projet d’eSourcing est la mise en place d’un SRM.

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Qu’est ce que la digitalisation des achats

la digitalisation des achats

Qu'est ce que la digitalisation des achats 


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​Vincent DRUART
Consultant indépendant

La digitalisation des achats 

La digitalisation des achats: "c'est l'ensemble des technologies numériques et des applications concrètes des pratiques de la révolution digitale (mobilité, big data, réseau social, internet des objects, cloud) mises au service des achats, permettant la dématérialisation des différentes étapes du processus Achats/Approvisionnement d'une entreprise". Voilà une première base pour définir la digitalisation des achats. C'est en tout cas la définitino selon le Guide Si achat CNA Deloitte de 2017. 

La digitalisation des achats consiste donc à profiter pleinement des nouvelles technologies de l'information pour assurer la réalisation des objectifs de la fonction achat. Si l'achat digital ne peut être considéré comme la solution miracle qui résoudra tous les problèmes (ni ne couvrira la totalité des activités de l'acheteur d'ailleurs), il représente néanmoins énormément d'avantages. Parmi ces derniers, on pensera au moins de mails, moins de papiers et plus de partage et de traçabilité, de compréhension de son activité, de performance...

FORMATION TECHNIQUE ET OUTILS

La digitalisation des achats : sur quels processus ? 

Regardons de près quelques briques fondamentales du processus achat basé sur les nouvelles technologies et sur la digitalisation ! Les nouvelles technologies d'achats offrent la possibilité de : 

  • Chercher un fournisseur fiable pour ses besoins via l'eSourcing
  • Gérer l'acte de demande d'achat avec l'eProcurement
  • Suivre en détail et en continuité les performances de son activité avec le reporting
  • Gérer ses fournisseurs grâce au SMR (Supplier Relationship Management) 

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Comme vous l'avez remarqué, les nouvelles technologies ont déjà révolutionné le domaine. Mettre en avant une stratégie digitale achat efficace c'est, avant tout, profiter des avantages qu'offrent toutes ces nouvelles technologies de l'information. 

Cependant, pour atteindre les meilleurs résultats, les nouveaux outils technologiques doivent s'allier avec les compétences humaines. La preuve ? L’eSourcing qui fait gagner beaucoup de temps à l'acheteur, sur de nombreuses actions, mais nécessite un gros travail amont (définition des besoins, suivi des réponses, optimisation des choix etc.…). Bref, digitaliser une fonction achat ne veut pas dire tout automatiser.

Par ailleurs, bien que les solutions digitales offrent des avantages énormes, leur utilisation varie d'une entreprise à une autre. Il n'existe pas dans le monde des outils de digitalisation des achats "One size fit all". Prenons comme exemple le cas d’une entreprise regroupant 5 personnes dans le service achat et quelques centaines de fournisseurs. Si cette dernière achetait la dernière suites complètes eAchat du marché, elle serait extrêmement coûteuses et non rentable lorsque Excel pourrait faire le même travail (et c'est encore souvent le cas) !

Il est nécessaire de faire le bon choix pour investir au mieux dans un projet de digitalisation des achats ! sinon vous risquez de choisir le mauvais outil, de mal l'utiliser, ... et donc de perturber l'organisation de votre service achats au lieu de la fluidifier. Se faire accompagner est aussi une option pour bien faire ses premiers choix, prévoir les étapes du changement qui devront intervenir, donner la vision et cadencer votre projet, éviter les pièges classiques de la digitalisation.... tout cela pour limiter vos frais et délivrer le plus rapidement possible. 

Mais que voudra dire l'acheteur de demain ? 

Le monde du digital a connu une forte croissance ces dernières décennies. De toute évidence, la tendance ne va pas à la suppression des outils dans le monde des achats. Mettre en avant une stratégie efficace passera de plus en plus par le choix d'outils les mieux adaptés au profil de son entreprise et à ses objectifs sur le court et le long terme. Il devient indispensable, dès aujourd'hui, d'inclure le numérique dans la stratégie achat, mais aussi dans les ressources humaines ! 

On entend de plus en plus que l'acheteur devra changer, que les qualités des acheteurs passeront de compétences hard skills vers du soft skills. Pourquoi ? Car les acheteurs seront toujours plus concentrés sur leur valeur ajoutée. Comment ? grâce aux nombreuses technologies émergentes qui arrivent pour faciliter le travail quotidien de l'eAcheteur de demain. 

Des assistants virtuels avec l'IA, aux machines d'e-learning en passant par la compréhension par les machines du langage naturel. La digitalisation des achats va dans les deux décennies à vernir, transformer le quotidien de l'acheteur en profondeur. 

Grace aux avancées technologiques, l'acheteur va se concentrer sur le business et pourra faire, en contrepartie d'autres activités comme plus de veille technologique, de propositions de codéveloppement, de propositions d'amélioration sur le model même de l'entreprise, participer à la transformation technologique de l’entreprise, se concentrer sur l'écosystème de ses fournisseurs etc..  

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La révolution technologique des dernières années est, par excellence, le catalyseur de l'évolution en eAchats. Souvenez-vous toujours que le dynamisme de n'importe quelle entreprise ne peut être assurée que par l'intégration des technologies de l'information. 

Dans l’avenir, un nombre important d’activités seront profondément transformées avec la digitalisation des achats. Nous (acheteurs) bénéficierons de plus d’information pour prendre plus de décisions, qui seront par la force des choses plus éclairées. Les tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée, elles, seront très largement réduites. Aujourd’hui c’est le moment idéal pour révolutionner et pour développer efficacement son entreprise tout en améliorant l’image de marque de la fonction achats. Vos clients et vos fournisseurs sont partout. Votre mission de demain consistera à profiter pleinement des avantages des nouvelles technologies.

Alors, êtes-vous prêt à vous jeter dans le grand bain du numérique pour découvrir cette nouvelle expérience pleine de réussite ? 

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